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Création... mais pas du monde.

Par BLG :: 11/08/2006 à 18:06

Voilà.

 

Un petit pas pour vous et un grand pas pour moi.

 

J'avais envie de partager. Mais je n'osais pas.

 

Il faut dire qu'écrire c'est intime. Même si, en toute contradiction, on n'écrit pas pour soi. Qui a besoin de se dire ces choses qu'il sait déjà ?

 

Vous aimerez... Peut-être pas. Certains aiment déjà et ils (elles) sont ma motivation.

 

Publier sur un blog c'est comme crier en espérant l'écho. Mais crier ça soulage dit-on. Alors je vais me soulager. Et si toi, lecteur, tu ne comprends ces derniers mots que dans un sens nauséabond. Alors ! Fais de même. Nous verrons bien qui de nous deux pissera le plus loin...

A vous lire (d'autant qu'un petit commentaire, ça fait toujours plaisir...).

blg.

P.S. 1: Pour les photos-copieurs... tous mes textes sont déposés.

P.S. 2: J'illustre parfois mes textes de photos glannées ça et là sur Internet. Il ne faut y voir aucune volonté mercantile, tout comme pour ce blog d'ailleurs. Mais si l'ayant droit souhaite que je supprime ses oeuvres, qu'il m'en fasse part dans ce post et j'obtempèrerai sans délai.

Nom de Dieu: C'est la guerre...

Par BLG :: 12/08/2006 à 1:22

 

Liban

 

(Texte déposé et tous droits réservés)

 

 

 

                                               Assis sur une pierre,

                                               Les cheveux dans le vent,

                                               Un enfant solitaire

                                               Regarde l'occident.

                                               Assis sur une pierre,

                                               Tout en perdant son sang,

                                               Un enfant perd la guerre,

                                               Combattant innocent. 

 

On peut voir par derrière

Des ruines et des champs,

Des trouées, des ornières

Tordues de métal blanc.

On peut voir par derrière,

Dans la poussière du vent,

Le corps mort de son père

Etendu sur le flanc.

 

                                               Assis sur une pierre,

                                               Les cheveux dans le vent,

                                               Un enfant solitaire

                                               Regarde l'occident.

                                               Assis sur une pierre,

                                               Tout en perdant son sang,

                                               Un enfant du désert

                                               Voit ses derniers instants.

 

Reflétant la lumière

Dans le soleil couchant,

Un chasseur tranche l'air

D'un réacteur hurlant.

Reflétant la lumière

Dans un souffle brûlant

Et un bruit de tonnerre,

Il sème le néant. 

 

                                               Assis sur une pierre,

                                               Les cheveux dans le vent,

                                               Un enfant solitaire

                                               Regarde l'occident.

                                               Assis sur une pierre,

                                               Tout en perdant son sang,

                                               Un enfant a souffert

                                               Et est mort maintenant.

 

Attisant la colère,

Manipulant les gens,

On brandit des bannières,

On scande des slogans.

Attisant la colère,

On sait pertinemment

Ce qui nourrit la guerre :

C'est la haine et le sang.

 

                                               Assis sur une pierre,

                                               Les cheveux dans le vent,

                                               Un enfant solitaire

                                               Regardait l'occident.

                                               Assis sur une pierre,

                                               Les seuls bruits qu'on entend,

                                               Sont les pleurs qu'une mère

                                               Verse sur son enfant.

 

                                              

                                                       blg.

                                                                                         b.lg@hotmail.fr

Amour, quand tu nous tiens.

Par BLG :: 12/08/2006 à 10:53

 

Dans la peau !

(Texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.

J'ai encor tellement à te dire

Mais tu n'es plus qu'un souvenir

Et mon corps vomit ton absence,

Transpire et imprègne mes sens

De l'odeur âcre de l'amour

Quand je suis seule au petit jour.

 

De l'odeur âcre de l'amour

Quand je suis seule au petit jour.

 

                                                                  Abandonnée, je ne vaux rien,

                                                                  Pas plus le soir que le matin,

                                                                  J't'ai dans la peau...

                                                                  Je n'y peux rien !

                                                                  J't'ai dans la peau,

                                                                  j't'ai dans les os !

 

J'ai menti à tous mes amis,

J'ai triché, j'ai volé, trahi,

Pour te plair j'ai montré mon cul,

J'ai vendu mon corps dans la rue,

Jusqu'en Enfer j'ai embrasé,

Pour toi des âmes tourmentées.

 

Jusqu'en Enfer j'ai embrasé,

Pour toi des âmes tourmentées.

 

(Refrain)

 

J'ai exploré trop de ruisseaux,

Marché dans trop de caniveaux,

Pour te trouver au fil de l'onde

Les mains dans les seins d'une blonde

Et lir dans tes yeux du dédain

Pendant que tu forçais ses reins.

 

Et lire dans tes yeux du dédain

Pendant que tu forçais ses reins.

 

(Refrain)

 

Dans le lisier de ton bonheur,

Je tombe, hurl, m'enfonce et pleure,

Puisque tu m'as laissée tomber,

Que je n'ai rien à espérer.

J'ai dans mon âme un trou au coeur

Où se déverse la rencoeur.

 

J'ai dans mon âme un trou au coeur

Où se déverse la rancoeur.

 

(Refrain)

 

Et maintenant que t'es parti,

Mon corps se tord sous le mépris

Avec lequel t'as essuyé

Mes dernières traces de baisers

Et l'odeur âcre de l'amour

Quand je suis seule au petit jour.

 

Et l'odeur âcre de l'amour

Quand je suis seule au petit jour

 

Et l'odeur âcre de l'amour

Quand je suis seule au petit jour.

 

 

                                                                                   blg.

                                                        b.lg@hotmail.fr

Tu t'es vu quand t'as bu ? Hic !

Par BLG :: 14/08/2006 à 18:26

 

ELEGIE ALCOOLYRIQUE

(Texte déposé et tous droits réservés)- Musique : Anne Lyse.

 

 

 

 

Mélancolie, mal alcoolique

De celui qui veut oublier,

Qui rime des vers éthyliques

Sur le comptoir noir d'un café.

Mélancolie c'est pathétique

Quand cela rime avec bourré;

Octosyllabes d'alambic,

Homélie d'une vie ratée !

 

Vautré sur la table en plastique,

Un homme éponge son passé,

Peaufine sa fin cirrhotique,

Se met en bière bon marché.

L'alcool est un analgésique

De la vie quand on l'a manquée,

Car quand on est pas amnésique,

Le mieux, c'est de ne plus penser.

 

A autant boire ses espoirs,

La seule bouée qu'il a trouvée

Pour son navire de déboires

Est un corps mort d'ébriété.

Rouge océan, blonde marée,

Brune vague aux ambres reflets,

C'est l'univers d'un naufragé

Qui a renoncé à lutter.

 

L'instant d'une lucidité,

Son corps expire la dignité

Que ce fossoyeur distillé

N'a eu de cesse de noyer.

Mais quand il veut se relever,

Par trop ancré dans le bourbier

Des souffrances de son passé,

Il reprend un verr' pour s'aider...

 

Sur le chemin de son trépas,

Il tend la main pour espérer

Une pièce, un geste de toi,

Que tu refuses de donner.

Passant je ne sais qui de toi

Ou lui n'a plus d'humanité,

Mais demain c'est peut-être toi

Qui sera le désespéré.

 

Alors aujourd'hui qu'il n'est plus,

Je lève mon verre à sa santé !

A la santé des âm' perdues

Que nul n'a le droit de juger.

Car que tu sois faible ou puissant,

Tu peux rouler dans l'escalier

De la vie et des sentiments

Et ne plus pouvoir remonter.

 

  

                                                                     blg.

                                                                                     b.lg@hotmail.fr

Fruits défendus.

Par BLG :: 15/08/2006 à 16:52

 

 

SUCRERIE DES SENS

 

 (texte déposé et tous droits réservés) - Musique: Anne Lyse.

 

 

Pour tes yeux je suis la belle

Dont le corps luisant de miel

T'incite à me déguster,

A me croquer et lécher

Tes doigts que j'ai englués

De mes sécrétions sucrées.

Objet de ta convoitise

Je suis une friandise.

Sucre qui rit ou qui pleure,

Sucrerie, pour mon bonheur,

D'un fil de sucre a tissé

Un nid pour mon coeur gourmet.

Sucre qui rit ou qui pleure,

Sucrerie, pour mon bonheur,

D'un fil de sucre à créé

Des jeux de sensualité.

Pour ta bouche je suis suave.

Mon coeur en crêm' de goyave,

Moulé en forme d'amande,

Attir' ta langue gourmande

Que tu ne cess' d'insinuer

Dans ma pâte feuilletée.

Objet de ta gourmandise,

Je suis une mignardise.

 

(Refrain)

 

Pour ton nez je suis odeur.

Je renferme des saveurs

Aux effluves exotiques

Dans une chair élastique

Que tu dégust' en plein air,

En guis' de préliminaires.

Objet d'un tental supplice,

Je suis un flan aux épices.

 

(Refrain)

 

Pour tes oreill' je croustille

Et la crême de myrtille

Qui emplit mon corps craquant

D'un suc onctueux et collant

T'invite au plaisir troublant

Du bric dur et du fondant.

Objet de chine et d'envie,

Je suis un beignet de fruit.

 

(Refrain)

 

Pour tes mains je n'ai plus rien.

Mais si t'oublies le maintien

Et que tu lâch' tes couverts

Pour un dîner plus pervers,

Je t'invite à un repas

Que tu mangeras sur moi.

Objet de tout' les folies

Qui mêlent sucre et orgies.

   

blg.

                                                                                        b.lg@hotmail.fr

Et maintenant... Que vais je faire ?

Par BLG :: 17/08/2006 à 14:09

 

Trente ans.

 

(Texte déposé et tous droits réservés)

 

 

 

Tu as trente ans, juste aujourd'hui,

Trente ans de vie parachevée

Où t'as bien fait ce qu'on t'a dit,

Cadrée, guidée, normalisée.

Tu t'es mariée t'as fait des p'tits.

Montagne l'hiver, mer l'été.

Et tu te dis, et puis, et puis...

Que peut-il encor m'arriver ?

Ecoute ton coeur

Et puis arrête toi de penser.

Oublie tes malheurs !

Ecoute la vie pas la nausée.

Accroch' le bonheur !

Ne pleure pas tes rêves passés.

Un regret d'une heure

Habille l'ennui d'éternité.

T'as des désirs inassouvis

Que tu conjugues au passé.

C'est pas que tu n'as plus d'envie,

Mais t'es toujours trop fatiguée.

Tu dis que le temps qui s'enfuit

Ne te permet pas de rêver

Et ton corps étouffe les cris

Que ton âme a envie d'hurler.

 

(refrain)

 

T'es assise au bal de la vie

Dans une rob' mal ajustée

Qui te vieillit, qui te flétrit

Et qui t'empêche de bouger.

T'es plantée au milieu du bruit,

Des cris de joie et des trompettes,

Mais tu n'es pas de celles qui rient,

C'est au dehors que bât la fête.

 

(Refrain)

 

Mais à trente ans, c'est pas fini,

La vie c'est grand, prends en partie,

Ôte tes habits si tu crois

Qu'ils te gên' ou qu'ils sont étroits.

Fais tomber les murs de l'ennui.

Ouvre les rideaux du souci.

Retire ce qui obscurcit

Ton horizon s'il est petit.

 

(Refrain)

 

Tu as trente ans juste aujourd'hui !

Trente ans de vie, ça fait rêver.

Tu les voulais quand t'étais p'tit.

Tu les voudrais quand t'es agée.

T'es juste à l'aube de ta vie

Alors pas de morosité.

Prends tes amis et puis saisis

Donc ton bonheur et fouett' cocher !

 

(Refrain)

 

 

                                                                                   blg.

                                                                                                b.lg@hotmail.fr

Petite leçon... poétique.

Par BLG :: 18/08/2006 à 16:33

 

ABC des vers à pieds de nez

 

(Texte déposé et tous droits réservés)

 

 

Pour écrire un poème

Il y a bien des formes.

Qu'on ait l'âme bohème

Ou qu'on suive la norme.

 

Mais on peut regretter

Qu'au nom d'une licence,

Certains laissent tomber

La grammaire et le sens.

 

Avoir des sentiments

N'est pas un privilège.

Les dire proprement

Est un autre manège.

 

Trop de mots écornés

Orthographiquement

Emplissent les cahiers

De fats incontinents.

 

Alors tant qu'à vous pondre,

Ô poètes herbeux,

Profitez donc de l'ombre

Pour vous relire un peu.

 

                                         blg.

                                                             (b.lg@hotmail.fr)

Restons polis... Ta Rem !

Par BLG :: 19/08/2006 à 16:45

 

F . . . . You !

 

(Texte déposé et tous droits réservés)

 

 

 

 

Je t'envoie un gros mot !

Voilà ce que j'écris.

Je t'envoie un gros mot !

Comm c'est joliment dit.

 

D'autres, moins délicats,

De colère surpris,

Auraient avec éclats

Bravé les interdits;

 

Sorti des noms d'oiseaux;

Déversé leur vomi;

Répété comme il faut

Des mots de malappris.

 

Mais ces six mots, tu vois,

Font que tu te choisis

Une injure pour toi

Quand je reste polie.

 

Je t'envoie un gros mot

Que je n'ai mêm pas dit.

Je t'envoie un gros mot !

Et tu es en furie.

 

blg.

                                                                      b.lg@hotmail.fr

 

L'amour, la mort... La fin?

Par BLG :: 21/08/2006 à 16:44

 

 

AD CONTINUUM.

 

(Texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.

 

 

Quand tu auras perdu demain

Pour oublier hier,

Que las des chaos du chemin

Ton corps voudra se taire,

Quand, malgré l'affection des tiens,

Tu mettras pied à terre,

Que ton combat aura pris fin

Pour avoir trop souffert,

J'écouterai au fond de moi

L'émoi qui me reste de toi

Et le murmure de ta voix

Apaisera mon coeur qui bât.

Quand d'un pas usé de chagrin

Et chargé de prières,

Je te suivrai sur le chemin

Qui mène au cimetière,

Quand un lit de marbre et d'airain,

D'un repos solitaire,

Scellera enfin ton destin

Au son du Notre Père,

 

(Refrain)

 

Quand mes nuits attendront matins,

En prolongeant l'hiver,

Que mes pleurs chercheront en vain

La chaleur de ta chair,

Quand je comprendrai que ta main

Gît sous un drap de pierre

Que j'aurai versé mon chagrin

Et perdu ma colère,

 

(Refrain)

 

Quand du chrysanthème au jasmin,

Refleurira la terre,

Qu'un(e) autre me tiendra la main

D'un sentiment sincère,

Quand j'aurai trouvé le chemin

Qui sort du cimetière,

Que je pourrai vivre demain

Sans oublier hier,

 

(Refrain)

 

Quand les ans courberont mes reins

D'une ultime prière,

Qu'il faudra les doigts d'une main

Pour clore mes paupières,

Quand porté par l'amour des miens

Je quitterai la Terre

Et que je suivrai le chemin

Qui mène à la lumière

J'écouterai au fond de moi

L'émoi qui me reste de toi

Et le murmure de ta voix

Dans le ciel nous réunira.

  

 

                                                blg.

                                                                         b.lg@hotmail.fr 

 

Ouh! Vous avez dit ouh, ou bien...

Par BLG :: 24/08/2006 à 18:13

 

 

Spirituellement vôtre.

 

(Texte déposé, tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.

 

 

 

Un fantôme autour de moi

Que je sens mais ne vois pas

D'un hurlement me foudroie

Et glace mon sang d'effroi.

Toi l'esprit qui vient vers moi,

T'ai-je connu autrefois ?

Si c'est oui tape une fois...    (Pam)

Mais pourquoi fait-il si froid ?

Fantômes et revenants

Défient notre entendement

En cris et en grincements

Dans le monde des vivants.

Fantômes et revenants,

S'invitant dans le présent,

Font trembler les mécréants

Tout autant que les croyants.

A la lueur des bougies,

Dans un cercle de magie,

Un pentacle en feu décrit

Un couloir vers l'infini.

Toi l'esprit qui m'a choisi

Dans l'épaisseur de la nuit,

Tape deux fois pour dire oui...   (Pam, Pam)

Mais pourquoi suis-je transi ?

 

(Refrain)

 

Les mains sur le guéridon,

D'une voix nous invoquons,

A l'aide d'incantations,

Lucifer et ses démons.

Toi l'esprit qui me répond

De l'Enfer et ses tréfonds,

Tape trois fois si c'est non...   (Pam, Pam, Pam)

Mais pourquoi ai-je des frissons ?

 

(Refrain)

 

Tournoyant sur un miroir,

Un pendule en balançoire

Interroge les espoirs

Que les morts doivent savoir.

Toi l'esprit qui vient le soir,

Faire craquer mes couloirs

Tape quatre fois pour voir...    (Pam, Pam, Pam, Pam)

Mais pourquoi fait-il si noir ?

 

(Refrain)

 

Un fantôme autour de moi

Que je sens mais ne voit pas,

Se manifeste et je crois

Qu'il veut parler avec moi.

Toi l'esprit de l'au-delà,

T'ai-je connu autrefois ?

Si c'est oui tape cinq fois...    (Pam, Pam, Pam, Pam, Pam)

Mais, c'est Halloween je crois...

Fantômes et revenants

Ne sont pas toujours méchants

Quand ils traversent le temps

Qui les sépare des vivants.

Fantômes et revenants,

Qui flottent sous des draps blancs,

Font S'amuser les enfants

Et frissonner leurs parents.

                                                                                                    

                                                                                                    blg.

                                                                       b.lg@hotmail.fr

Fais moi mal, Johnny johnny... fais moi mal.

Par BLG :: 02/09/2006 à 0:27

 

 

POSSESSION (ne vaut pas titre)

 

(Texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse

 

 

 

 

Quand le fer chaud de ta voix

Brûle ma peau de ces mots

Qui ne laissent pas le choix

Et me font courber le dos,

Tu crois que je suis à toi.

Tu le crois, oui, tu le crois.

Mais tu n'es que l'excipient

De mes fantasmes latents,

Toi qui m'offre le plaisir

De maux que je n'ose dire.

Oui, tu n'es que l'excipient

De mes fantasmes latents

Qui s'écrivent dans le cuir

En lanières de plaisir.

Quand le fouet vif de tes yeux

Cingle mon âm' d'un regard

Qui met mon désir en feu

Et me torture d'espoirs,

Tu crois que je suis à toi.

Tu le crois, oui, tu le crois

 

(Refrain)

 

Quand la morsure de ta main

Marque ma fierté d'un cri

Qui me fait tendre les reins

Et m'oblige à dir' merci,

Tu crois que je suis à toi.

Tu le crois, oui, tu le crois.

 

(Refrain)

 

Quand la chaîne de tes jeux

Contraint mon corps dans des poses

Qui ouvrent ma fleur aux yeux

De gens à qui tu m'exposes,

Tu crois que je suis à toi.

Tu le crois, oui, tu le crois.

 

(Refrain)

 

Quand la chaleur de ton coeur

Calme mes sens rassasiés

Dans un moment de douceur

Qui suit ma perversité,

Tu crois que je suis à toi.

Tu le crois, oui, tu le crois.

 

(Refrain)

                                        

 blg.

                                                     b.lg@hotmail.fr

A l'heure des matins calmes...

Par BLG :: 05/09/2006 à 12:01

 

 

Réveil.

 

(Texte déposé et tous droits réservés)

 

 

 

Mon reveil fut étrange

Qui, sortant de la brume,

Avait une odeur d'ange

Et un goût d'amertume.

 

De Morphée j'étais l'hôte,

Ayant fuit l'insomnie

Quand la lune encor haute

Du soleil fut l'amie.

 

Lors, l'air frais du matin,

Par ma chambre obscurci,

Se peupla de lutins

Lumineux sur mon lit.

 

Portés par la lumière

Que les arbres filtraient

Des rayons de poussières

Se matérialisaient.

 

Ils dansaient en silence,

Heurtant murs et objets,

Glissaient leur tâche blanche

En d'incessants ballets.

 

Puis dans l'air immobile,

De quelques entités,

Ils devinrent un mille

Et je n'ai plus compté.

 

Soudain comm si la place

Leur venait à manquer,

Ils emplirent l'espace

D'une immense clarté.

 

Et moi, là, sur mon lit,

Je restais hébétée,

Bouche bée, ébahie,

De beauté submergée.

 

Et moi, là, subjuguée,

Mon amour j'oubliais

Que le jour était né

Et que tu m'attendais.

 

 

blg.

                                                   (b.lg@hotmail.fr)

Y a encore quelqu'un qui a poèté!!!

Par BLG :: 08/09/2006 à 10:53

 

 

Le Poètoman

 

(Textes déposé et tous droits réservés)

 

 

 

Lui, il rim' comm il pète !

Poussé par ses sphincters,

Le son des mots s'apprête

Au gré de ses viscères.

 

Nul écrit nauséeux

N'équivaut à ses vents

Dont le rythme joyeux

Rime en pétard à dents.

 

Donc il rim' comm il pète,

N'en déplaise aux gens biens

Car ses trips de poète

Viennent des intestins.

 

Les verbales diarrhées

Communes aux proseurs

Par ses pieds... constipées

Ont bien meilleure odeur.

 

Oui, il rim' comm il pète

Et du vers, rarement

Solitaire, en poète,

il joue du fondement.

 

Et ainsi, sous ses draps,

Quand l'inspiration sort,

Mêm si c'est sans éclat,

C'est, du moins, sans effort.

 

Lors il rim' comm il pète.

C'est sa seule nuisance.

Poètomane esthète,

De l'art en flatulence.

 

                                                    blg.

                                                          b.lg@hotmail.fr

Fait divers... pas fée d'hiver!

Par BLG :: 19/09/2006 à 10:14

 

 

P'tit Caïd

 

(texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.

 

 

Dans un quartier fort mal famé,

Je promenais mon tour de hanche,

Quand je l'ai vu, beau à tomber

Raide et planté d'indifférence.

Ce p'tit caîd roi de quartier,

Pétri au moul' de l'insolence,

Ce pavanait sur le pavé

Avec un air d'coeur en vacances.

Dis, veux-tu faire un tour,

Faire un tour dans mes bras ?

Dis, veux-tu fair' l'amour,

Fair' l'amour avec moi ?

Si tu veux fair' l'amour,

Fair' l'amour avec moi,

Faudra compter les jours,

Parc' que tu m'attendras.

Ce petit chef sans calumet

Me jette un regard en silence,

Souffle sa fumée par le nez,

Comm' pour dir' c'est ton jour de chance !

Mais mes jamb' sont trop bien galbées

Pour que je cèd' sans résistance,

Mes fess' il faut les acheter,

J'ai pas mis l'compteur en vacances.

 

(Refrain)

 

Le dédaigneux prend de plein fouet

Mon net refus d'obtempérance,

Se sent comm' déstabilisé,

Doit reprend' la main en urgence.

Alors il m'attrap' au collet,

Me plaq' contre son entrejambe,

Se pench' pour m'donner un baiser,

Se ramasse un' claq' en échange.

 

(Refrain)

 

A l'hôpital ou j'suis tombée,

On parle de viol, de violence.

On me dit qu'il faut témoigner,

Juste pour pas qu'il recommence.

Je fais cell' qui veut oublier,

Qui s'réfugie dans le silence.

J'attends de revoir mon quartier

Et son p'tit roi plein d'assurance.

 

(Refrain)

 

Assis' dans l'box des accusés,

Mon avocat plaid' la clémence.

Il dit qu'mon gest' peu s'expliquer

Par des circonstanc' atténuantes.

Mais moi je pens' que ce fumier

Avait beau avoir un' gueul' d'ange

Il a trouvé c'qu'il a cherché,

Tant pis si j'vais à la potence.

Dis, veux-tu faire un tour,

Faire un tour dans mes bras ?

Dis, veux-tu fair' l'amour,

Fair' l'amour avec moi ?

Ca veut dire êt' glamour,

Pas jouer les fiers à bras,

Car pour m' parler d'amour,

Faut êt' gentils avec moi.

 

                      blg.

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Zen la vie... Z'aime.

Par BLG :: 19/09/2006 à 17:14

 

 

MISSING TUNE

 

(Texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.

 

 

 

 

Sacrifier sa santé

Pour gagner de l'argent

Je me demande,

Je me demande... 

Et pour la retrouver

Donner son dernier Franc.

Comm' c'est étrange,

Comm' c'est étrange...

 

Moi ! Je n'ai pas de tune;

Non, je n'ai pas d'argent!

Je suis née sans fortune

Et vis de l'air du temps.

 

Sacrifier ses amis

Pour nourrir son destin

Je me demande,

Je me demande...

Et finir dans l'ennui

En adoptant un chien.

Comm' c'est étrange,

Comm' c'est étrange...

 

Moi ! je n'ai pas de tune;

Non, je n'ai pas d'argent!

Je suis née sans fortune

Et respecte les gens.

 

Sacrifier ses idées

Pour servir les puissants

Je me demande,

Je me demande...

Et se revendiquer

Comme étant différent.

Comm' c'est étrange,

Comm' c'est étrange...

 

Moi ! Je n'ai pas de tune;

Non, je n'ai pas d'argent!

Je suis née sans fortune.

Et reste indépendante.

 

Sacrifier le présent

Par peur de l'inconnu

Je me demande,

Je me demande...

Et mourir final'ment

Sans rien avoir vécu.

Comm' c'est étrange,

Comm' c'est étrange...

 

Moi ! Je n'ai pas de tune;

Non, je n'ai pas d'argent

Je suis née sans fortune

Mais je vis à plein temps.

 

 

                                                             blg.

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Prendre le temps... de ne rien faire.

Par BLG :: 27/09/2006 à 1:17

 

 

Temps errance…

 

(Texte déposé et tous droits réservés)

 

 

 

J'aime le temps qui passe,

Qui s'installe en oisif

Et agrandi l'espace

Dans des instants passifs.

 

J'aime le temps qui file

Au mépris du présent,

Soulignant le futile

Quand s'enlise l'urgent.

 

J'aime le temps qu'on perd

A regarder les trains

Quand on a trop à faire

Qu'on reporte à demain.

 

J'aime le temps qu'on prend

Pour faire toute chose

Et qui pour nous suspend

Un pétale de rose.

 

J'aime le temps qui fuit

Et sublime l'instant

Où l'on paresse au lit

Enlacés tendrement.

 

J'aime le temps qui trace

Le contour de tes yeux

En des traits qu'entrelacent

Un regard malicieux.

 

J'aime le temps qui creuse

Des rides sur ton front

Et témoigne qu'à deux

La vie c'est bien moins long.

 

J'aime le temps qui va,

J'aime le temps, tu sais

Mais je n'aim' pas, tu vois,

Le temps qu'il fait !

 

                                     blg

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Faucheuse... attends ton heure.

Par BLG :: 15/10/2006 à 20:29

 

 

La vieille.

 

(Texte déposé, tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.

 

 

 

Pliée, courbée sur le chemin,

La vieille maintenait son train.

Pliée, courbée, sous la pluie drue,

La vieille descendait la rue.

Hurlant l'hiver, criant la nuit,

Le vent taillait dans ses habits

L'étendard noir et suranné

De la mort et ses cavaliers.

Compte le temps, compte les jours,

Compte les heures qui s'enfuient.

Compte le temps, compte toujours,

Car la mort volera ta vie !

Pliée, courbée, ell' s'obstinait,

Malgré les années qui pesaient.

Pliée, courbée, les mains tordues

A trop tenir ce qui n'est plus.

Les portes flambeaux des tenèbres

Eclairaient sa marche funèbre

Et son pas traçait le destin

D'une vie qui traînait sa fin.

 

(Refrain)

 

Pliée, courbée, elle passait,

Tirant son corps qui se plaignait.

Plié, courbé des souvenirs

De tous ceux qu'elle a vu partir.

Portant le linceul de la nuit,

Elle s'enfonçait dans l'oubli,

Car derrière une ombre qui passe

Se cache une vie qui s'efface.

 

(Refrain)

 

Pliée, courbée, elle est allée,

Et ma mémoir reste marquée,

Pliée, courbée du desarroi

Qu'un jour, vieille, ce sera moi !

Un bouquet fané de jeunesse

Dessinera sur ma vieillesse

La trace en creux du temps perdu,

Celui qu'on ne rattrape plus...

 

(Refrain)

 

 

                                                   blg.

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Dieu est mort... (Nietzche)

Par BLG :: 08/11/2006 à 15:04

 

 

Un jour... Dieu !

 

(texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse

 

 

 

Un jour, soit par ennui,

Soit par curiosité,

Dieu s'est interessé

A l'homme et à sa vie.

 

Il veut voir si sur Terre,

Depuis qu'il l'a créé,

L'homme s'est comporté

Aussi bien qu'il espère.

 

Ce qu'il vit l'atterra :

Sociétés décadentes,

Rivalités sanglantes,

Croyances à tout va.

 

Aux tables de la loi,

Qu'à Moïse il a dit

Sur le mont Sinaï,

Bien trop peu de gens croient.

 

"Tous ces polythéistes

Doivent être éduqués !"

Se dit Dieu consterné

Qui leur envoie le Christ.

 

Mais sitôt arrivée,

La filiation divine

Fut couronnée d'épines

Pour être crucifiée.

 

Puis brandissant son nom,

Prétextant l'hérésie,

L'homme fut asservi

Par cette religion.

 

Dieu, n'abandonnant pas,

Leur envoie Gabriel

Qui, à son tour, révèle

Le message d'Allah.

 

Mais l'homme inféodant,

En versets incréés

Fige la société

Et s'arme du Coran.

 

Puis, au nom de la foi,

Bien loin de s'arrêter,

Les deux bras séculiers

S'affrontent au combat.

 

Alors Dieu, écoeuré,

Se détourne de l'homme

Qu'il juge indigne, en somme,

Du divin intérêt.

 

Et l'homme, abandonné,

Ecrit sa perte au nom

D'un dieu qu'a joué au con

Avec l'humanité !

 

(bis)

 

                                                        blg.

                                                 b.lg@hotmail.fr

Homo ordinatorus Erectus... Erectus?

Par BLG :: 29/01/2007 à 15:25

 

 

AMOUR NET

 

(texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse

 

 

 

 

Aujourd'hui j'ai décidé

De chatter pour rencontrer

Un garçon beau et charmant,

Raffiné, intelligent.

Il faut qu'il ait de l'argent,

De l'humour et qu'il soit grand.

Le compagnon idéal,

En bref, un homme... normal !

La rencontre électronique,

En deux mots, je vous l'indique,

Ce n'est pas très romantique

Mais c'est vraiment très pratique.

Voilà ! Je suis connectée,

Et sans même avoir parlé

Mon pseudo "lèvres brûlantes"

A vingt contacts en attente.

Je dois faire de l'effet,

Je suis déjà débordée.

Le premier est très à l'aise,

Il me demande si je... baise ?

Refrain

Ça y est je l'ai trouvé !

Nous avons beaucoup parlé.

Je n'ai pas toujours compris,

Avec tous ces raccourcis,

Mais je crois bien qu'il m'a dit

Qu'il s'appelait Sean Connery.

Qu'il fallait rester discret...

Qu'on allait se... rencontrer !

Refrain

Bon je suis au rendez-vous !

J'ai l'estomac qui se noue.

J'ai peur qu'il me trouve moche...

J'en peux plus j'ai la pétoche !

Je me suis mise sexy...

J'ai des bas comme il a dit :

C'est mon signe distinctif,

C'était mieux que... sans soutif !

Refrain

Enfin il est arrivé.

Bof ! Ce n'est pas qu'il est laid,

Mais c'est loin d'être l'espion

Au profil d'Appolon.

Et en plus il est marié !

Enfin... il va divorcer.

Il me dit que je suis belle

Et qu'il va... payer l'hôtel !

Refrain

La journée s'en est allée,

Ainsi que l'espion raté.

Je n'ai pas osé dir non !

On a fait l'amour, mais... bon.

Je vais poursuivre ma quête

Pour trouver sur Internet

Un garçon beau et charmant

Raffiné, intelligent...

 

 

 

                               blg.

                                       b.lg@hotmail.fr

Plaisir d'amour...

Par BLG :: 04/05/2007 à 0:35

 

Liberamor

 

(texte déposé et tous droits réservés) - Musique: Anne Lyse

 

 

 

Oh ! Deshabille moi,

Laisse mes préjugés

Et teinte mes émois

De sensualité.

Oui ! Déshabille moi,

Que mon corps dénudé

N'ait plus d'autres ébats

Que ceux des draps froissés.

 

Oh ! Désinhibe moi,

Et fais parler mon corps

Pour qu'exulte la joie

De la petite mort.

Oui ! Désinhibe moi,

Réveille l'eau qui dort,

Que ton plaisir en moi

Me prenne à bras le corps.

 

Oh! Dévergonde moi,

Livre moi au charnel,

Pour que craque le bois

D'un lit trop fraternel.

Oui ! Dévergonde moi,

Que je sois la femelle,

La Lucrèce Borgias

Qui tuera la Pucelle.

 

Oh ! Emancipe moi

De tout l'amour des hommes.

Qu'ils ne voient que la proie

Qu'on use et abandonne.

Oui ! Emancipe moi,

Que je n'aime personne,

Pour que règne la loi

Du sexe ad libitum.

 

BLG.

b.lg@hotmail.fr

 

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