Calendrier
BLGDes textes qui viennent de moi. Certains les mettent en musique, d'autres pas BlogDerniers billetsPagesCompteursLiensFils RSS |
Création... mais pas du monde.Par BLG :: 11/08/2006 à 18:06
Voilà.
Un petit pas pour vous et un grand pas pour moi.
J'avais envie de partager. Mais je n'osais pas.
Il faut dire qu'écrire c'est intime. Même si, en toute contradiction, on n'écrit pas pour soi. Qui a besoin de se dire ces choses qu'il sait déjà ?
Vous aimerez... Peut-être pas. Certains aiment déjà et ils (elles) sont ma motivation.
Publier sur un blog c'est comme crier en espérant l'écho. Mais crier ça soulage dit-on. Alors je vais me soulager. Et si toi, lecteur, tu ne comprends ces derniers mots que dans un sens nauséabond. Alors ! Fais de même. Nous verrons bien qui de nous deux pissera le plus loin... A vous lire (d'autant qu'un petit commentaire, ça fait toujours plaisir...). blg. P.S. 1: Pour les photos-copieurs... tous mes textes sont déposés. P.S. 2: J'illustre parfois mes textes de photos glannées ça et là sur Internet. Il ne faut y voir aucune volonté mercantile, tout comme pour ce blog d'ailleurs. Mais si l'ayant droit souhaite que je supprime ses oeuvres, qu'il m'en fasse part dans ce post et j'obtempèrerai sans délai. Nom de Dieu: C'est la guerre...Par BLG :: 12/08/2006 à 1:22
Liban
(Texte déposé et tous droits réservés)
Assis sur une pierre, Les cheveux dans le vent, Un enfant solitaire Regarde l'occident. Assis sur une pierre, Tout en perdant son sang, Un enfant perd la guerre, Combattant innocent.
On peut voir par derrière Des ruines et des champs, Des trouées, des ornières Tordues de métal blanc. On peut voir par derrière, Dans la poussière du vent, Le corps mort de son père Etendu sur le flanc.
Assis sur une pierre, Les cheveux dans le vent, Un enfant solitaire Regarde l'occident. Assis sur une pierre, Tout en perdant son sang, Un enfant du désert Voit ses derniers instants.
Reflétant la lumière Dans le soleil couchant, Un chasseur tranche l'air D'un réacteur hurlant. Reflétant la lumière Dans un souffle brûlant Et un bruit de tonnerre, Il sème le néant.
Assis sur une pierre, Les cheveux dans le vent, Un enfant solitaire Regarde l'occident. Assis sur une pierre, Tout en perdant son sang, Un enfant a souffert Et est mort maintenant.
Attisant la colère, Manipulant les gens, On brandit des bannières, On scande des slogans. Attisant la colère, On sait pertinemment Ce qui nourrit la guerre : C'est la haine et le sang.
Assis sur une pierre, Les cheveux dans le vent, Un enfant solitaire Regardait l'occident. Assis sur une pierre, Les seuls bruits qu'on entend, Sont les pleurs qu'une mère Verse sur son enfant.
blg. Amour, quand tu nous tiens.Par BLG :: 12/08/2006 à 10:53
Dans la peau !(Texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse. J'ai encor tellement à te dire Mais tu n'es plus qu'un souvenir Et mon corps vomit ton absence, Transpire et imprègne mes sens De l'odeur âcre de l'amour Quand je suis seule au petit jour.
De l'odeur âcre de l'amour Quand je suis seule au petit jour.
Abandonnée, je ne vaux rien, Pas plus le soir que le matin, J't'ai dans la peau... Je n'y peux rien ! J't'ai dans la peau, j't'ai dans les os !
J'ai menti à tous mes amis, J'ai triché, j'ai volé, trahi, Pour te plair j'ai montré mon cul, J'ai vendu mon corps dans la rue, Jusqu'en Enfer j'ai embrasé, Pour toi des âmes tourmentées.
Jusqu'en Enfer j'ai embrasé, Pour toi des âmes tourmentées.
(Refrain)
J'ai exploré trop de ruisseaux, Marché dans trop de caniveaux, Pour te trouver au fil de l'onde Les mains dans les seins d'une blonde Et lir dans tes yeux du dédain Pendant que tu forçais ses reins.
Et lire dans tes yeux du dédain Pendant que tu forçais ses reins.
(Refrain)
Dans le lisier de ton bonheur, Je tombe, hurl, m'enfonce et pleure, Puisque tu m'as laissée tomber, Que je n'ai rien à espérer. J'ai dans mon âme un trou au coeur Où se déverse la rencoeur.
J'ai dans mon âme un trou au coeur Où se déverse la rancoeur.
(Refrain)
Et maintenant que t'es parti, Mon corps se tord sous le mépris Avec lequel t'as essuyé Mes dernières traces de baisers Et l'odeur âcre de l'amour Quand je suis seule au petit jour.
Et l'odeur âcre de l'amour Quand je suis seule au petit jour
Et l'odeur âcre de l'amour Quand je suis seule au petit jour.
Tu t'es vu quand t'as bu ? Hic !Par BLG :: 14/08/2006 à 18:26
ELEGIE ALCOOLYRIQUE
(Texte déposé et tous droits réservés)- Musique : Anne Lyse.
Mélancolie, mal alcoolique De celui qui veut oublier, Qui rime des vers éthyliques Sur le comptoir noir d'un café. Mélancolie c'est pathétique Quand cela rime avec bourré; Octosyllabes d'alambic, Homélie d'une vie ratée !
Vautré sur la table en plastique, Un homme éponge son passé, Peaufine sa fin cirrhotique, Se met en bière bon marché. L'alcool est un analgésique De la vie quand on l'a manquée, Car quand on est pas amnésique, Le mieux, c'est de ne plus penser.
A autant boire ses espoirs, La seule bouée qu'il a trouvée Pour son navire de déboires Est un corps mort d'ébriété. Rouge océan, blonde marée, Brune vague aux ambres reflets, C'est l'univers d'un naufragé Qui a renoncé à lutter.
L'instant d'une lucidité, Son corps expire la dignité Que ce fossoyeur distillé N'a eu de cesse de noyer. Mais quand il veut se relever, Par trop ancré dans le bourbier Des souffrances de son passé, Il reprend un verr' pour s'aider...
Sur le chemin de son trépas, Il tend la main pour espérer Une pièce, un geste de toi, Que tu refuses de donner. Passant je ne sais qui de toi Ou lui n'a plus d'humanité, Mais demain c'est peut-être toi Qui sera le désespéré.
Alors aujourd'hui qu'il n'est plus, Je lève mon verre à sa santé ! A la santé des âm' perdues Que nul n'a le droit de juger. Car que tu sois faible ou puissant, Tu peux rouler dans l'escalier De la vie et des sentiments Et ne plus pouvoir remonter.
blg. Fruits défendus.Par BLG :: 15/08/2006 à 16:52
SUCRERIE DES SENS
Pour tes yeux je suis la belle Dont le corps luisant de miel T'incite à me déguster, A me croquer et lécher Tes doigts que j'ai englués De mes sécrétions sucrées. Objet de ta convoitise Je suis une friandise.
Pour ta bouche je suis suave. Mon coeur en crêm' de goyave, Moulé en forme d'amande, Attir' ta langue gourmande Que tu ne cess' d'insinuer Dans ma pâte feuilletée. Objet de ta gourmandise, Je suis une mignardise.
(Refrain)
Pour ton nez je suis odeur. Je renferme des saveurs Aux effluves exotiques Dans une chair élastique Que tu dégust' en plein air, En guis' de préliminaires. Objet d'un tental supplice, Je suis un flan aux épices.
(Refrain)
Pour tes oreill' je croustille Et la crême de myrtille Qui emplit mon corps craquant D'un suc onctueux et collant T'invite au plaisir troublant Du bric dur et du fondant. Objet de chine et d'envie, Je suis un beignet de fruit.
(Refrain)
Pour tes mains je n'ai plus rien. Mais si t'oublies le maintien Et que tu lâch' tes couverts Pour un dîner plus pervers, Je t'invite à un repas Que tu mangeras sur moi. Objet de tout' les folies Qui mêlent sucre et orgies. blg. Et maintenant... Que vais je faire ?Par BLG :: 17/08/2006 à 14:09
Trente ans.
(Texte déposé et tous droits réservés)
Tu as trente ans, juste aujourd'hui, Trente ans de vie parachevée Où t'as bien fait ce qu'on t'a dit, Cadrée, guidée, normalisée. Tu t'es mariée t'as fait des p'tits. Montagne l'hiver, mer l'été. Et tu te dis, et puis, et puis... Que peut-il encor m'arriver ?
T'as des désirs inassouvis Que tu conjugues au passé. C'est pas que tu n'as plus d'envie, Mais t'es toujours trop fatiguée. Tu dis que le temps qui s'enfuit Ne te permet pas de rêver Et ton corps étouffe les cris Que ton âme a envie d'hurler.
(refrain)
T'es assise au bal de la vie Dans une rob' mal ajustée Qui te vieillit, qui te flétrit Et qui t'empêche de bouger. T'es plantée au milieu du bruit, Des cris de joie et des trompettes, Mais tu n'es pas de celles qui rient, C'est au dehors que bât la fête.
(Refrain)
Mais à trente ans, c'est pas fini, La vie c'est grand, prends en partie, Ôte tes habits si tu crois Qu'ils te gên' ou qu'ils sont étroits. Fais tomber les murs de l'ennui. Ouvre les rideaux du souci. Retire ce qui obscurcit Ton horizon s'il est petit.
(Refrain)
Tu as trente ans juste aujourd'hui ! Trente ans de vie, ça fait rêver. Tu les voulais quand t'étais p'tit. Tu les voudrais quand t'es agée. T'es juste à l'aube de ta vie Alors pas de morosité. Prends tes amis et puis saisis Donc ton bonheur et fouett' cocher !
(Refrain)
blg. Petite leçon... poétique.Par BLG :: 18/08/2006 à 16:33
ABC des vers à pieds de nez
(Texte déposé et tous droits réservés)
Pour écrire un poème Il y a bien des formes. Qu'on ait l'âme bohème Ou qu'on suive la norme.
Mais on peut regretter Qu'au nom d'une licence, Certains laissent tomber La grammaire et le sens.
Avoir des sentiments N'est pas un privilège. Les dire proprement Est un autre manège.
Trop de mots écornés Orthographiquement Emplissent les cahiers De fats incontinents.
Alors tant qu'à vous pondre, Ô poètes herbeux, Profitez donc de l'ombre Pour vous relire un peu. blg. Restons polis... Ta Rem !Par BLG :: 19/08/2006 à 16:45
F . . . . You !
(Texte déposé et tous droits réservés)
Je t'envoie un gros mot ! Voilà ce que j'écris. Je t'envoie un gros mot ! Comm c'est joliment dit.
D'autres, moins délicats, De colère surpris, Auraient avec éclats Bravé les interdits;
Sorti des noms d'oiseaux; Déversé leur vomi; Répété comme il faut Des mots de malappris.
Mais ces six mots, tu vois, Font que tu te choisis Une injure pour toi Quand je reste polie.
Je t'envoie un gros mot Que je n'ai mêm pas dit. Je t'envoie un gros mot ! Et tu es en furie. blg.
L'amour, la mort... La fin?Par BLG :: 21/08/2006 à 16:44
AD CONTINUUM.
(Texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.
Quand tu auras perdu demain Pour oublier hier, Que las des chaos du chemin Ton corps voudra se taire, Quand, malgré l'affection des tiens, Tu mettras pied à terre, Que ton combat aura pris fin Pour avoir trop souffert,
Quand d'un pas usé de chagrin Et chargé de prières, Je te suivrai sur le chemin Qui mène au cimetière, Quand un lit de marbre et d'airain, D'un repos solitaire, Scellera enfin ton destin Au son du Notre Père,
(Refrain)
Quand mes nuits attendront matins, En prolongeant l'hiver, Que mes pleurs chercheront en vain La chaleur de ta chair, Quand je comprendrai que ta main Gît sous un drap de pierre Que j'aurai versé mon chagrin Et perdu ma colère,
(Refrain)
Quand du chrysanthème au jasmin, Refleurira la terre, Qu'un(e) autre me tiendra la main D'un sentiment sincère, Quand j'aurai trouvé le chemin Qui sort du cimetière, Que je pourrai vivre demain Sans oublier hier,
(Refrain)
Quand les ans courberont mes reins D'une ultime prière, Qu'il faudra les doigts d'une main Pour clore mes paupières, Quand porté par l'amour des miens Je quitterai la Terre Et que je suivrai le chemin Qui mène à la lumière
blg.
Ouh! Vous avez dit ouh, ou bien...Par BLG :: 24/08/2006 à 18:13
Spirituellement vôtre.
(Texte déposé, tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.
Un fantôme autour de moi Que je sens mais ne vois pas D'un hurlement me foudroie Et glace mon sang d'effroi. Toi l'esprit qui vient vers moi, T'ai-je connu autrefois ? Si c'est oui tape une fois... (Pam) Mais pourquoi fait-il si froid ?
A la lueur des bougies, Dans un cercle de magie, Un pentacle en feu décrit Un couloir vers l'infini. Toi l'esprit qui m'a choisi Dans l'épaisseur de la nuit, Tape deux fois pour dire oui... (Pam, Pam) Mais pourquoi suis-je transi ?
(Refrain)
Les mains sur le guéridon, D'une voix nous invoquons, A l'aide d'incantations, Lucifer et ses démons. Toi l'esprit qui me répond De l'Enfer et ses tréfonds, Tape trois fois si c'est non... (Pam, Pam, Pam) Mais pourquoi ai-je des frissons ?
(Refrain)
Tournoyant sur un miroir, Un pendule en balançoire Interroge les espoirs Que les morts doivent savoir. Toi l'esprit qui vient le soir, Faire craquer mes couloirs Tape quatre fois pour voir... (Pam, Pam, Pam, Pam) Mais pourquoi fait-il si noir ?
(Refrain)
Un fantôme autour de moi Que je sens mais ne voit pas, Se manifeste et je crois Qu'il veut parler avec moi. Toi l'esprit de l'au-delà, T'ai-je connu autrefois ? Si c'est oui tape cinq fois... (Pam, Pam, Pam, Pam, Pam) Mais, c'est Halloween je crois...
Fais moi mal, Johnny johnny... fais moi mal.Par BLG :: 02/09/2006 à 0:27
POSSESSION (ne vaut pas titre)
(Texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse
Quand le fer chaud de ta voix Brûle ma peau de ces mots Qui ne laissent pas le choix Et me font courber le dos, Tu crois que je suis à toi. Tu le crois, oui, tu le crois.
Quand le fouet vif de tes yeux Cingle mon âm' d'un regard Qui met mon désir en feu Et me torture d'espoirs, Tu crois que je suis à toi. Tu le crois, oui, tu le crois
(Refrain)
Quand la morsure de ta main Marque ma fierté d'un cri Qui me fait tendre les reins Et m'oblige à dir' merci, Tu crois que je suis à toi. Tu le crois, oui, tu le crois.
(Refrain)
Quand la chaîne de tes jeux Contraint mon corps dans des poses Qui ouvrent ma fleur aux yeux De gens à qui tu m'exposes, Tu crois que je suis à toi. Tu le crois, oui, tu le crois.
(Refrain)
Quand la chaleur de ton coeur Calme mes sens rassasiés Dans un moment de douceur Qui suit ma perversité, Tu crois que je suis à toi. Tu le crois, oui, tu le crois.
(Refrain)
blg. A l'heure des matins calmes...Par BLG :: 05/09/2006 à 12:01
Réveil.
(Texte déposé et tous droits réservés)
Mon reveil fut étrange Qui, sortant de la brume, Avait une odeur d'ange Et un goût d'amertume.
De Morphée j'étais l'hôte, Ayant fuit l'insomnie Quand la lune encor haute Du soleil fut l'amie.
Lors, l'air frais du matin, Par ma chambre obscurci, Se peupla de lutins Lumineux sur mon lit.
Portés par la lumière Que les arbres filtraient Des rayons de poussières Se matérialisaient.
Ils dansaient en silence, Heurtant murs et objets, Glissaient leur tâche blanche En d'incessants ballets.
Puis dans l'air immobile, De quelques entités, Ils devinrent un mille Et je n'ai plus compté.
Soudain comm si la place Leur venait à manquer, Ils emplirent l'espace D'une immense clarté.
Et moi, là, sur mon lit, Je restais hébétée, Bouche bée, ébahie, De beauté submergée.
Et moi, là, subjuguée, Mon amour j'oubliais Que le jour était né Et que tu m'attendais.
blg. Y a encore quelqu'un qui a poèté!!!Par BLG :: 08/09/2006 à 10:53
Le Poètoman
(Textes déposé et tous droits réservés)
Lui, il rim' comm il pète ! Poussé par ses sphincters, Le son des mots s'apprête Au gré de ses viscères.
Nul écrit nauséeux N'équivaut à ses vents Dont le rythme joyeux Rime en pétard à dents.
Donc il rim' comm il pète, N'en déplaise aux gens biens Car ses trips de poète Viennent des intestins.
Les verbales diarrhées Communes aux proseurs Par ses pieds... constipées Ont bien meilleure odeur.
Oui, il rim' comm il pète Et du vers, rarement Solitaire, en poète, il joue du fondement.
Et ainsi, sous ses draps, Quand l'inspiration sort, Mêm si c'est sans éclat, C'est, du moins, sans effort.
Lors il rim' comm il pète. C'est sa seule nuisance. Poètomane esthète, De l'art en flatulence.
blg. Fait divers... pas fée d'hiver!Par BLG :: 19/09/2006 à 10:14
P'tit Caïd
(texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.
Dans un quartier fort mal famé, Je promenais mon tour de hanche, Quand je l'ai vu, beau à tomber Raide et planté d'indifférence. Ce p'tit caîd roi de quartier, Pétri au moul' de l'insolence, Ce pavanait sur le pavé Avec un air d'coeur en vacances.
Ce petit chef sans calumet Me jette un regard en silence, Souffle sa fumée par le nez, Comm' pour dir' c'est ton jour de chance ! Mais mes jamb' sont trop bien galbées Pour que je cèd' sans résistance, Mes fess' il faut les acheter, J'ai pas mis l'compteur en vacances.
(Refrain)
Le dédaigneux prend de plein fouet Mon net refus d'obtempérance, Se sent comm' déstabilisé, Doit reprend' la main en urgence. Alors il m'attrap' au collet, Me plaq' contre son entrejambe, Se pench' pour m'donner un baiser, Se ramasse un' claq' en échange.
(Refrain)
A l'hôpital ou j'suis tombée, On parle de viol, de violence. On me dit qu'il faut témoigner, Juste pour pas qu'il recommence. Je fais cell' qui veut oublier, Qui s'réfugie dans le silence. J'attends de revoir mon quartier Et son p'tit roi plein d'assurance.
(Refrain)
Assis' dans l'box des accusés, Mon avocat plaid' la clémence. Il dit qu'mon gest' peu s'expliquer Par des circonstanc' atténuantes. Mais moi je pens' que ce fumier Avait beau avoir un' gueul' d'ange Il a trouvé c'qu'il a cherché, Tant pis si j'vais à la potence.
Zen la vie... Z'aime.Par BLG :: 19/09/2006 à 17:14
MISSING TUNE
(Texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.
Sacrifier sa santé Pour gagner de l'argent Je me demande, Je me demande... Et pour la retrouver Donner son dernier Franc. Comm' c'est étrange, Comm' c'est étrange...
Moi ! Je n'ai pas de tune; Non, je n'ai pas d'argent! Je suis née sans fortune Et vis de l'air du temps.
Sacrifier ses amis Pour nourrir son destin Je me demande, Je me demande... Et finir dans l'ennui En adoptant un chien. Comm' c'est étrange, Comm' c'est étrange...
Moi ! je n'ai pas de tune; Non, je n'ai pas d'argent! Je suis née sans fortune Et respecte les gens.
Sacrifier ses idées Pour servir les puissants Je me demande, Je me demande... Et se revendiquer Comme étant différent. Comm' c'est étrange, Comm' c'est étrange...
Moi ! Je n'ai pas de tune; Non, je n'ai pas d'argent! Je suis née sans fortune. Et reste indépendante.
Sacrifier le présent Par peur de l'inconnu Je me demande, Je me demande... Et mourir final'ment Sans rien avoir vécu. Comm' c'est étrange, Comm' c'est étrange...
Moi ! Je n'ai pas de tune; Non, je n'ai pas d'argent Je suis née sans fortune Mais je vis à plein temps.
blg. Prendre le temps... de ne rien faire.Par BLG :: 27/09/2006 à 1:17
Temps errance…
(Texte déposé et tous droits réservés)
J'aime le temps qui passe, Qui s'installe en oisif Et agrandi l'espace Dans des instants passifs.
J'aime le temps qui file Au mépris du présent, Soulignant le futile Quand s'enlise l'urgent.
J'aime le temps qu'on perd A regarder les trains Quand on a trop à faire Qu'on reporte à demain.
J'aime le temps qu'on prend Pour faire toute chose Et qui pour nous suspend Un pétale de rose.
J'aime le temps qui fuit Et sublime l'instant Où l'on paresse au lit Enlacés tendrement.
J'aime le temps qui trace Le contour de tes yeux En des traits qu'entrelacent Un regard malicieux.
J'aime le temps qui creuse Des rides sur ton front Et témoigne qu'à deux La vie c'est bien moins long.
J'aime le temps qui va, J'aime le temps, tu sais Mais je n'aim' pas, tu vois, Le temps qu'il fait !
blg Faucheuse... attends ton heure.Par BLG :: 15/10/2006 à 20:29
La vieille.
(Texte déposé, tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse.
Pliée, courbée sur le chemin, La vieille maintenait son train. Pliée, courbée, sous la pluie drue, La vieille descendait la rue. Hurlant l'hiver, criant la nuit, Le vent taillait dans ses habits L'étendard noir et suranné De la mort et ses cavaliers.
Pliée, courbée, ell' s'obstinait, Malgré les années qui pesaient. Pliée, courbée, les mains tordues A trop tenir ce qui n'est plus. Les portes flambeaux des tenèbres Eclairaient sa marche funèbre Et son pas traçait le destin D'une vie qui traînait sa fin.
(Refrain)
Pliée, courbée, elle passait, Tirant son corps qui se plaignait. Plié, courbé des souvenirs De tous ceux qu'elle a vu partir. Portant le linceul de la nuit, Elle s'enfonçait dans l'oubli, Car derrière une ombre qui passe Se cache une vie qui s'efface.
(Refrain)
Pliée, courbée, elle est allée, Et ma mémoir reste marquée, Pliée, courbée du desarroi Qu'un jour, vieille, ce sera moi ! Un bouquet fané de jeunesse Dessinera sur ma vieillesse La trace en creux du temps perdu, Celui qu'on ne rattrape plus...
(Refrain)
blg. Dieu est mort... (Nietzche)Par BLG :: 08/11/2006 à 15:04
Un jour... Dieu !
(texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse
Un jour, soit par ennui, Soit par curiosité, Dieu s'est interessé A l'homme et à sa vie.
Il veut voir si sur Terre, Depuis qu'il l'a créé, L'homme s'est comporté Aussi bien qu'il espère.
Ce qu'il vit l'atterra : Sociétés décadentes, Rivalités sanglantes, Croyances à tout va.
Aux tables de la loi, Qu'à Moïse il a dit Sur le mont Sinaï, Bien trop peu de gens croient.
"Tous ces polythéistes Doivent être éduqués !" Se dit Dieu consterné Qui leur envoie le Christ.
Mais sitôt arrivée, La filiation divine Fut couronnée d'épines Pour être crucifiée.
Puis brandissant son nom, Prétextant l'hérésie, L'homme fut asservi Par cette religion.
Dieu, n'abandonnant pas, Leur envoie Gabriel Qui, à son tour, révèle Le message d'Allah.
Mais l'homme inféodant, En versets incréés Fige la société Et s'arme du Coran.
Puis, au nom de la foi, Bien loin de s'arrêter, Les deux bras séculiers S'affrontent au combat.
Alors Dieu, écoeuré, Se détourne de l'homme Qu'il juge indigne, en somme, Du divin intérêt.
Et l'homme, abandonné, Ecrit sa perte au nom D'un dieu qu'a joué au con Avec l'humanité !
(bis)
blg. Homo ordinatorus Erectus... Erectus?Par BLG :: 29/01/2007 à 15:25
AMOUR NET
(texte déposé et tous droits réservés) - Musique : Anne Lyse
Aujourd'hui j'ai décidé De chatter pour rencontrer Un garçon beau et charmant, Raffiné, intelligent. Il faut qu'il ait de l'argent, De l'humour et qu'il soit grand. Le compagnon idéal, En bref, un homme... normal !
Voilà ! Je suis connectée, Et sans même avoir parlé Mon pseudo "lèvres brûlantes" A vingt contacts en attente. Je dois faire de l'effet, Je suis déjà débordée. Le premier est très à l'aise, Il me demande si je... baise ?
Ça y est je l'ai trouvé ! Nous avons beaucoup parlé. Je n'ai pas toujours compris, Avec tous ces raccourcis, Mais je crois bien qu'il m'a dit Qu'il s'appelait Sean Connery. Qu'il fallait rester discret... Qu'on allait se... rencontrer !
Bon je suis au rendez-vous ! J'ai l'estomac qui se noue. J'ai peur qu'il me trouve moche... J'en peux plus j'ai la pétoche ! Je me suis mise sexy... J'ai des bas comme il a dit : C'est mon signe distinctif, C'était mieux que... sans soutif !
Enfin il est arrivé. Bof ! Ce n'est pas qu'il est laid, Mais c'est loin d'être l'espion Au profil d'Appolon. Et en plus il est marié ! Enfin... il va divorcer. Il me dit que je suis belle Et qu'il va... payer l'hôtel !
La journée s'en est allée, Ainsi que l'espion raté. Je n'ai pas osé dir non ! On a fait l'amour, mais... bon. Je vais poursuivre ma quête Pour trouver sur Internet Un garçon beau et charmant Raffiné, intelligent...
blg. Plaisir d'amour...Par BLG :: 04/05/2007 à 0:35
Liberamor
(texte déposé et tous droits réservés) - Musique: Anne Lyse
Oh ! Deshabille moi, Laisse mes préjugés Et teinte mes émois De sensualité. Oui ! Déshabille moi, Que mon corps dénudé N'ait plus d'autres ébats Que ceux des draps froissés.
Oh ! Désinhibe moi, Et fais parler mon corps Pour qu'exulte la joie De la petite mort. Oui ! Désinhibe moi, Réveille l'eau qui dort, Que ton plaisir en moi Me prenne à bras le corps.
Oh! Dévergonde moi, Livre moi au charnel, Pour que craque le bois D'un lit trop fraternel. Oui ! Dévergonde moi, Que je sois la femelle, La Lucrèce Borgias Qui tuera la Pucelle.
Oh ! Emancipe moi De tout l'amour des hommes. Qu'ils ne voient que la proie Qu'on use et abandonne. Oui ! Emancipe moi, Que je n'aime personne, Pour que règne la loi Du sexe ad libitum.
BLG.
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Paroles sans musique - Blog créé avec ZeBlog | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||